01
En préparation
Biogaz : une batterie que l’on remplit avec des noyaux.
Digestion anaérobie du tourteau, des peaux et de l’eau de procédé, co-digérés avec les drêches de brasserie et le fumier des élevages pour ramener le rapport carbone/azote de 56 à 26–34. Un mètre cube de méthane vaut environ 10 kWh ; un moteur à biogaz en convertit 43 % en électricité et récupère le reste en chaleur pour les malaxeurs. Le gazomètre est une réserve : on le remplit toute la journée et on le brûle aux heures de pointe du soir, quand le réseau manque. En Allemagne, une usine à biogaz n’est primée que si elle installe deux fois la puissance moteur dont elle a besoin en moyenne — la règle de la flexibilité.
22 000–35 000 m³de méthane par jour de pic, estimation pour 1 000 t de fruit
1–2 MWeclasse de moteurs pour un digesteur de 10 000 à 15 000 m³ (estimation)
6 hde soutien à la pointe du soir avec ≈ 5 000 m³ de stockage (estimation)
02
En cours
Briquettes : le noyau contre le charbon de bois.
Noyaux séchés et compactés, ou torréfiés pour approcher le pouvoir calorifique du charbon. À Bujumbura, le sac de charbon est passé de 35 000 à 50 000 BIF entre 2022 et 2024 ; une famille de huit personnes y consacre 4 000 à 5 000 BIF par jour ; fabriquer un kilo de charbon dans un four traditionnel consomme jusqu’à 10 kg de bois et émet 7 à 9 kg de CO₂e. Les écoles, les casernes et les institutions sont les premiers clients : l’armée achète déjà quelque 10 000 tonnes de tourbe par an.
19 MJ/kgnoyau séché ; 23–24 MJ/kg torréfié ; charbon ≈ 30
50 000 BIFle sac de charbon à Bujumbura en 2024
2 000–6 000 t/ande briquettes, estimation selon la part de noyaux réservée au biogaz
03
En cours
Compost : le sol des collines revient aux collines.
Le tourteau et les peaux sont compostés avec les drêches de la brasserie de Bujumbura et le fumier des élevages : carbone, azote, structure. Le digestat du biogaz, demain, apporte 4 à 5 kg d’azote par tonne. Le compost repart par les mêmes camions que le fruit, vers les coopératives qui l’ont livré. Objectif : chaque camion qui monte plein redescend plein.
4 000–6 000 t/ande compost fini, estimation
4–5 kg Npar tonne de digestat frais
0camion à vide au retour, objectif
04
En préparation
Eaux de procédé : dégrillage, flottation, digestion, roselière.
L’effluent d’un moulin à huile est acide, chargé en matière organique et en phénols. La chaîne de traitement visée : dégrillage, récupération de l’huile par flottation, digestion anaérobie (c’est là que se fait le méthane), polissage aérobie en roselière plantée, puis réutilisation pour l’irrigation. La digestion anaérobie élimine 62 à 94 % de la demande chimique en oxygène ; une roselière retire 80 à 90 % de ce qui reste. Le rejet zéro est une aspiration ; les analyses d’effluent seront publiées.
62–94 %de DCO éliminée par digestion anaérobie
80–90 %de DCO retirée en roselière
≈ 500 Ld’effluent par tonne de fruit
05
En préparation
Collecte électrique : le fruit monte, le compost redescend.
Le Burundi vit des pénuries de carburant cycliques depuis 2022 ; en août 2026, le litre d’essence coûtait 4 000 BIF au tarif officiel et près de 13 000 au marché noir. Une moto électrique de fabrication est-africaine porte 220 kg sur 180 km et se recharge en quatre heures sur une prise ; un tricycle, jusqu’à 500 kg. Des stations de recharge solaire tous les 30 km — le modèle de Zembo en Ouganda — couvrent un rayon de 100 km autour de l’usine. Le programme national d’énergie rurale fournit le réseau de stations ; l’usine fournit la charge de retour.
220 kg / 180 kmcharge et autonomie d’une moto électrique de fabrication régionale
13 000 BIFle litre d’essence au marché noir, août 2026
30 kmentre deux stations de recharge solaire, le modèle ougandais