Green Processing Company · Ngagara, Bujumbura · Burundi

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Énergie et boucle

Le noyau devient combustible. La peau devient gaz. Le tourteau devient sol.

Une usine d’huile d’avocat est d’abord une usine de résidus : 8 à 15 % du fruit part en huile, le reste est noyau, peau, fibre et eau. Nous en faisons un programme énergie — pour l’usine, pour les foyers de Bujumbura et, demain, pour le réseau. Ce qui est en place, ce qui est en préparation et ce qui n’est encore qu’une estimation est écrit comme tel.

La matière

Une tonne de fruit, en cinq flux.

1 000 kg Huile · 100–180 kg Noyaux · ≈ 160 kg Peaux · ≈ 120 kg Tourteau · 100–150 kg Eau de procédé · ≈ 500 L
  1. Huile100–180 kgLe produit.
  2. Noyaux≈ 160 kgDeux tiers d’amidon. Séché, un noyau brûle à 19 MJ/kg — comme du bois ; torréfié, 23 à 24 MJ/kg, près du charbon.
  3. Peaux≈ 120 kgCompost ; biogaz lent (79 mL CH₄/g) — les polyphénols freinent la digestion, le prétraitement compte.
  4. Tourteau100–150 kgLe meilleur substrat solide : 204 mL CH₄/g de matière volatile en pressage à froid.
  5. Eau de procédé≈ 500 LRiche en phénols et en méthane (173–247 mL CH₄/g). Elle ne se rejette pas : elle se digère.

Sources : Alfa Laval ; Food Chemistry 2020 ; Waste and Biomass Valorization 2021 ; MDPI Applied Sciences 2020.

Cinq filières

Ce que nous faisons de 92 % du fruit.

01 En préparation

Biogaz : une batterie que l’on remplit avec des noyaux.

Digestion anaérobie du tourteau, des peaux et de l’eau de procédé, co-digérés avec les drêches de brasserie et le fumier des élevages pour ramener le rapport carbone/azote de 56 à 26–34. Un mètre cube de méthane vaut environ 10 kWh ; un moteur à biogaz en convertit 43 % en électricité et récupère le reste en chaleur pour les malaxeurs. Le gazomètre est une réserve : on le remplit toute la journée et on le brûle aux heures de pointe du soir, quand le réseau manque. En Allemagne, une usine à biogaz n’est primée que si elle installe deux fois la puissance moteur dont elle a besoin en moyenne — la règle de la flexibilité.

22 000–35 000 m³de méthane par jour de pic, estimation pour 1 000 t de fruit
1–2 MWeclasse de moteurs pour un digesteur de 10 000 à 15 000 m³ (estimation)
6 hde soutien à la pointe du soir avec ≈ 5 000 m³ de stockage (estimation)
02 En cours

Briquettes : le noyau contre le charbon de bois.

Noyaux séchés et compactés, ou torréfiés pour approcher le pouvoir calorifique du charbon. À Bujumbura, le sac de charbon est passé de 35 000 à 50 000 BIF entre 2022 et 2024 ; une famille de huit personnes y consacre 4 000 à 5 000 BIF par jour ; fabriquer un kilo de charbon dans un four traditionnel consomme jusqu’à 10 kg de bois et émet 7 à 9 kg de CO₂e. Les écoles, les casernes et les institutions sont les premiers clients : l’armée achète déjà quelque 10 000 tonnes de tourbe par an.

19 MJ/kgnoyau séché ; 23–24 MJ/kg torréfié ; charbon ≈ 30
50 000 BIFle sac de charbon à Bujumbura en 2024
2 000–6 000 t/ande briquettes, estimation selon la part de noyaux réservée au biogaz
03 En cours

Compost : le sol des collines revient aux collines.

Le tourteau et les peaux sont compostés avec les drêches de la brasserie de Bujumbura et le fumier des élevages : carbone, azote, structure. Le digestat du biogaz, demain, apporte 4 à 5 kg d’azote par tonne. Le compost repart par les mêmes camions que le fruit, vers les coopératives qui l’ont livré. Objectif : chaque camion qui monte plein redescend plein.

4 000–6 000 t/ande compost fini, estimation
4–5 kg Npar tonne de digestat frais
0camion à vide au retour, objectif
04 En préparation

Eaux de procédé : dégrillage, flottation, digestion, roselière.

L’effluent d’un moulin à huile est acide, chargé en matière organique et en phénols. La chaîne de traitement visée : dégrillage, récupération de l’huile par flottation, digestion anaérobie (c’est là que se fait le méthane), polissage aérobie en roselière plantée, puis réutilisation pour l’irrigation. La digestion anaérobie élimine 62 à 94 % de la demande chimique en oxygène ; une roselière retire 80 à 90 % de ce qui reste. Le rejet zéro est une aspiration ; les analyses d’effluent seront publiées.

62–94 %de DCO éliminée par digestion anaérobie
80–90 %de DCO retirée en roselière
≈ 500 Ld’effluent par tonne de fruit
05 En préparation

Collecte électrique : le fruit monte, le compost redescend.

Le Burundi vit des pénuries de carburant cycliques depuis 2022 ; en août 2026, le litre d’essence coûtait 4 000 BIF au tarif officiel et près de 13 000 au marché noir. Une moto électrique de fabrication est-africaine porte 220 kg sur 180 km et se recharge en quatre heures sur une prise ; un tricycle, jusqu’à 500 kg. Des stations de recharge solaire tous les 30 km — le modèle de Zembo en Ouganda — couvrent un rayon de 100 km autour de l’usine. Le programme national d’énergie rurale fournit le réseau de stations ; l’usine fournit la charge de retour.

220 kg / 180 kmcharge et autonomie d’une moto électrique de fabrication régionale
13 000 BIFle litre d’essence au marché noir, août 2026
30 kmentre deux stations de recharge solaire, le modèle ougandais

Estimation

Combien d’énergie dans une journée de fruit ?

Le calculateur applique des rendements publiés — masse des résidus, potentiel méthanogène mesuré, 10 kWh par mètre cube de méthane, 40 % de rendement électrique, 19 MJ/kg pour les briquettes — à un tonnage de fruit. Ce sont des ordres de grandeur, pas des mesures de l’usine ; les essais de potentiel méthanogène sur les résidus de Ngagara sont la première étape du programme.

Faites glisser le curseur : tonnes de fruit par jour. Toutes les valeurs sont des estimations fondées sur des rendements publiés (Alfa Laval ; IEA Bioenergy ; revues à comité de lecture), pas des mesures de l’usine.

Huile— t/jour
Méthane— m³/jour
Électricité— MWh/jour
Foyers pouvant être alimentés— foyers
Briquettes de noyau— t/jour
Charbon de bois évité— t/jour
Compost— t/jour
CO₂e évité— t/jour

Estimation.

Ils l’ont déjà fait

Deux usines qui prouvent la boucle.

Olivado, Murang’a (Kenya)

Deux digesteurs enterrés de 1 400 m³, conçus pour jusqu’à 5 000 m³ de biogaz par jour à 66 % de méthane, épuré à 94–97 % : premier biométhane en septembre 2018, pour les camions des cueilleurs, les voitures de terrain et les bus du personnel. Biofertilisant certifié vendu 450 000 € par an. Retour sur investissement : 3,2 ans sur le gaz, 1,3 an avec l’engrais. 2 200 petits producteurs.

Gorge Farm, Naivasha (Kenya)

150 tonnes par jour de résidus de légumes dans la première centrale à biogaz raccordée au réseau en Afrique (2015) : 2,4 MW, 6,5 millions USD, retour en moins de six ans, 35 000 tonnes de digestat par an rendues aux champs, environ 6 millions de litres de diesel évités.

Le programme national

Une usine, pilier d’un programme national de valorisation des déchets en énergie.

GPC met son gisement de résidus, son site et son laboratoire au service d’un programme national de valorisation des déchets en énergie et d’énergie rurale, porté par PURE Power Burundi et présenté comme tel aux ministères de tutelle de l’agriculture et de l’énergie. Le programme s’appuie sur le campus polytechnique de Rusi comme base nationale et académie de formation, sur le réseau continental d’incubateurs agro-industriels AAIN pour se déployer, et sur une coopération avec la FAO pour l’agro-transformation et l’énergie à usage productif. Pour l’usine, cela signifie : la digestion des résidus co-alimentée par d’autres industriels de Bujumbura, un réseau de stations de recharge solaire pour la collecte électrique, la formation des opérateurs, et un biogaz stocké qui soutient le réseau aux heures de pointe.

Programme en préparation ; les accords et leur périmètre sont précisés à mesure de leur signature. Le programme est promu par Gigawatt Burundi S.A. sous la marque PURE Power Burundi. PURE Power Africa · PURE Power Burundi

Opérateur devant la chaudière de l’usine
Un fruit, quatre produits : huile, compost, aliment de bétail, briquettes — et le biogaz en préparation. Avocat entier pressé à Ngagara Huile vers l’industrie Compost retour au sol Aliment de bétail porcs, sur essais Briquettes cuisson Le compost retourne aux champs · biogaz et traitement des eaux en préparation
  1. Huile

    Vers les raffineurs et les fabricants des secteurs alimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Analyses à chaque lot.

  2. Compost

    Tourteau et peaux compostés avec drêches de brasserie et fumier, puis renvoyés aux champs des producteurs.

  3. Aliment de bétail

    Noyau séché et broyé, jusqu’à 10 % de la ration des porcs selon les essais publiés ; jamais pour les ruminants ni les volailles.

  4. Briquettes

    Noyaux séchés et compactés, alternative au charbon de bois pour les ménages et les institutions.

Huile d’avocat

Produit principal

Huile d’avocat

Vers les raffineurs et les fabricants des secteurs alimentaire, cosmétique et pharmaceutique.

Voir l’huile

Compost et biofertilisant

Co-produit · en mise en place

Compost et biofertilisant

Le tourteau et les peaux sont compostés avec drêches et fumier et reviennent aux champs des producteurs et des coopératives partenaires.

Aliment de bétail

Co-produit · en développement

Aliment de bétail

Noyau séché et broyé, jusqu’à 10 % de la ration des porcs à l’engrais selon les essais publiés ; jamais pour les ruminants, les volailles, les lapins ni les chevaux, sensibles à la persine.

Briquettes

Co-produit · en développement

Briquettes

Noyaux séchés et compactés : une alternative au charbon de bois pour les ménages et les institutions de Bujumbura.